Les chats ?? placer sous "surveillance accrue" [tf1.fr 2006-04-09] Les chats ?? placer sous "surveillance accrue"
[tf1.fr 2006-04-09]
Le r??le jou?? par les chats dans la diffusion du virus H5N1 pourrait ??tre "plus important" qu'on ne le pense. Des virologues n??erlandais incitent les autorit??s renforcer la surveillance sur ces mammif??res.
Cr???? le 05 avril 2006
Mis ?? jour le 05 avril 2006 ?? 18h11
Les chats "pourraient jouer un r??le plus important que ce que l'on croyait jusqu'?? pr??sent dans l'??pid??miologie (le cycle de diffusion, ndlr) du virus" H5N1 de la grippe aviaire. C'est ce qu'expliquent des virologues du centre m??dical Erasmus ?? Rotterdam (Pays-Bas) en s'appuyant sur des "??l??ments disponibles, bien qu'incomplets". Leurs propos sont publi??s dans la revue scientifique britannique Nature, ?? para??tre jeudi.
Les autorit??s sanitaires devraient prendre davantage de pr??cautions pour "minimiser le risque d'infection des chats" par le virus, affirme l'??quipe de Thijs Kuiken et Albert Osterhaus dans un article cosign?? par un sp??cialiste de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Peter Roeder. "L'??tat des connaissances comporte encore de graves lacunes", reconnaissent les virologues, notamment "sur le point de savoir si une transmission du virus du chat vers la volaille, vers l'homme ou vers d'autres esp??ces est possible". Toutefois, l'??quipe du centre Erasmus met l'accent sur de r??centes donn??es qui devraient inciter les pays atteints par l'??pizootie et les organisations internationales comp??tentes ?? "prendre en compte le r??le potentiel des chats dans les recommandations officielles pour le contr??le de la diffusion du virus H5N1".
"Aucune mutation importante"
"Il est maintenant ??tabli que les infections fatales chez les chats sont r??pandues dans les pays o?? le virus para??t ??tre devenu end??mique parmi la volaille, comme l'Indon??sie, la Tha??lande et l'Irak", soulignent les auteurs de l'article. Les contaminations de f??lid??s ??taient rest??es jusque l?? occasionnelles. Les virologues n??erlandais font ??galement r??f??rence ?? leurs propres recherches, publi??es dans la revue scientifique am??ricaine Science en 2004. Ils avaient d??montr?? lors d'exp??riences en laboratoire que la souche asiatique du virus H5N1 pouvait se transmettre de chat ?? chat. Mais la quantit?? de virus excr??t??s par ces f??lid??s est nettement moindre que celle des poulets atteints, avaient-ils reconnu.
Dans un autre article, publi?? r??cemment dans Science, l'??quipe de Rotterdam montrait que le virus s'attache aux cellules qui tapissent l'int??rieur des poumons des chats mais ne parvient pas ?? s'installer dans les voies respiratoires sup??rieures. Ce sch??ma est semblable ?? celui constat?? chez l'homme. Toutefois, soulignent les chercheurs, "aucune mutation importante" du virus qui faciliterait son adaptation ?? l'homme n'a ??t?? d??cel??e dans les pr??l??vements op??r??s chez les chats infect??s. Et c'est en attendant d'en savoir davantage qu'ils incitent les autorit??s ?? "une surveillance accrue" de ces mammif??res. Depuis la d??couverte du premier chat mort dans l'??le allemande de R??gen, l'Union europ??enne recommande d'enfermer les chats et de garder les chiens en laisse dans les zones touch??es par le virus H5N1.
Par Isabel PARENTHOEN (AFP)